Mes chroniques littéraires, Thrillers/Policiers

Le treizième conte de Diane Setterfield

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Diane Setterfield

Editions Feux croisés

« Quand on n’est rien, on invente. Pour combler le vide. »

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd’hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

Loin de tout ce que j’ai l’habitude de lire, Le treizième conte est arrivé sur mes étagères un peu au hasard sur les conseils de ma mère. Je ne connaissais ni son auteur ni son histoire et j’avoue que la couverture peu engageante et le résumé mal cousu à mon goût ne me faisait pas envie. Puis un jour, étant à la recherche d’une nouvelle lecture, j’ai entrepris de me renseigner sur ce livre. Je n’ai trouvé que des commentaires élogieux, voire très élogieux au sujet de ce roman. On y parlait d’émotions, de beauté de l’écriture, de suspens intenable… Tous les ingrédients qui constituent, selon moi, un bon livre. Alors j’ai ouvert Le treizième conte sans savoir à quoi m’attendre, sans même savoir de quoi parlait vraiment cette histoire. Tout ce que je savais, c’est que le livre était imposant et qu’il avait donc plutôt intérêt à me plaire…

Je vais être honnête, j’ai failli abandonner dès les premières pages. Une jeune femme dont il ne nous est pas dit grand chose reçoit la lettre d’un écrivain célèbre qui lui demande d’écrire sa biographie. Bien, et ensuite? Je l’avoue, je ne suis pas très patiente dans la vie en général, alors je ne le suis pas non plus en matière de livres. Si je ne me sens pas emballée dès les premières lignes, je risque rapidement de songer à arrêter, quoi que je fasse des efforts depuis quelques temps. Et je vous assure que j’ai failli fermer ce bouquin. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, je me suis autorisée à lire quelques pages de plus et soudainement, je me suis retrouvée complètement happée par la plume de Diane Setterfield.

Premier point positif pour moi: l’écriture. L’auteur a une façon de décrire les choses et les gens de telle manière qu’on ne s’ennuie jamais. Moi qui ne suis pas fan des longues descriptions trop détaillées, j’ai trouvé mon bonheur dans ces pages avec du « ni trop ni pas assez ». Je ne sais pas vraiment comment décrire ce que j’aime tant dans l’écriture, mais les mots ont glissé sur mes yeux avec une facilité déconcertante jusqu’à la dernière page. J’ai trouvé les phrases bien tournées, parfois avec une pointe de poésie que j’aime trouver dans mes livres préférés.

« On finit par si bien s’habituer à ses propres horreurs qu’on en oublie la manière dont les autres les perçoivent. »

Les personnages sont certainement la deuxième chose que j’ai le plus apprécié dans ce livre. J’aime les histoires où les personnages sont travaillés de façon à ce qu’ils aient chacun leur histoire, leur caractère, leurs ambitions… Et j’apprécie d’autant plus les personnages un brin torturés, mystérieux et surtout extravagants. Le treizième conte a su étancher ma soif à ce niveau-là, aucun des personnages ne m’a laissé indifférente et c’est une chose très rare chez moi! Vida Winter par exemple, m’a énervée en premier lieu puis finalement, comment on apprend à la connaitre au fil de l’histoire, a fini par me toucher. Charlie m’a répugné et  même fait frissonné parfois et Isabelle m’a laissé dans la plus totale incompréhension. J’ai également adoré les personnages de second plans, Hester, la Missis, John-the-dig… Aurelius aussi, m’a beaucoup émue. Bref, Le treizième conte regorge de personnages intrigants et vous avez envie de connaître le moindre détail de leur vie. Ça tombe bien, c’est ici l’un des buts de l’histoire!

L’intrigue. Elle qui ne m’avait pas spécialement attirée au début, j’ai fini par y penser même en dehors de ma lecture. Et c’est là que l’auteur a vraiment bien fait son job: Comme Margaret, le personnage principal, qui finit par se retrouver complètement subjuguée par l’histoire de la vie de Vida Winter, j’ai moi aussi fini par me poser mille et une questions, cherchant et cherchant encore des réponses. J’ai accompagné Margaret dans l’espèce d’enquête qu’elle mène tout au long du récit. Une mystérieuse histoire de famille, beaucoup de secrets et des fantômes… Suspens, frissons, surprise. Tout y est pour passer d’excellents moments. Et la fin, mon Dieu la fin, un régal tout simplement.

Grosso modo vous l’aurez compris, j’ai a-do-ré Le treizième conte. Et s’il y a bien une chose que je regrette en revanche,  c’est le fait que Diane Setterfield n’ait écrit que deux œuvres à son actif. Je suis tellement tombée en amour de sa plume que j’aurais sans aucun doute dévoré tous ses livres s’il y en avait eu plus. Je vais quand même très certainement me laisser tenter par son second livre, L’homme au manteau noir. En attendant je vous recommande vivement Le treizième conte car je n’ai pas lu d’histoire aussi accrocheuses depuis longtemps. Surtout en sortant de ma zone de confort! Je note ce livre 18/20.

« Nous avons tous nos peines, et même si leur contour, leur poids et leur étendue sont différents pour chacun d’entre nous, la couleur du chagrin est la même pour nous tous. »

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