Jeunesse/Young adult

Lady Helen, le club des mauvais jours d’Alison Goodman

 

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Editions: Gallimard Jeunesse

« Londres, aux derniers jours d’avril 1812. L’agitation sociale était à son comble, on se battait avec férocité sur le continent et toute la jeune nation américaine semblait prête à passer à l’attaque. Ce fut également ce mois d’avril que la reine Charlotte choisit, après deux ans d’interruption, pour reprendre les cérémonies de présentation à la cour des jeunes filles de l’aristocratie. Encore un champ de bataille, mais d’un autre genre. »

Résumé:

Londres, Avril 1812….
Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

Pour la petite histoire, je n’avais pas du tout l’intention d’acheter ce livre à la base. Mais en passant dans les rayons de ma librairie, je suis tombée sur ce chef-d’oeuvre et je n’ai pas pu m’empêcher de lire la quatrième de couverture. « Une romance à la Jane Austen mélangée à de la fantasy noire », tout cela dans une époque que j’adore, il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention. Ni une ni deux, je partais avec mon pavé sous le bras. La taille du livre peut impressionner (562 pages si je me souviens bien), moi-même qui ai l’habitude de lire je me suis dit qu’il avait plutôt intérêt à être génial! Et je n’ai pas été déçue, même s’il m’aura fallu deux semaines pour le lire à cause de la reprise des cours, je l’ai dévoré!

Tout d’abord, les personnages. Lady Helen est très attachante. Jeune femme de l’aristocratie londonienne, elle n’en est pas pour autant hautaine et méprisante. Intelligente, pleine de bonnes intentions, curieuse… Tous les ingrédients sont ici réunis pour faire d’elle un personnage haut en couleurs. Mais attention, elle n’est pas le stéréotype de l’héroïne de roman parfaite qu’on a envie de gifler! J’ai adoré son humour et son sens de la répartie dans une époque où le moindre geste et la moindre parole sont dictés par les règles de la bienséance.

Lord Carlston est également un de mes personnages préférés. Le voilà, le Seigneur ténébreux et mystérieux à la réputation sulfureuse. Au début j’ai eu un peu peur du stéréotype du bad boy de la  Régence qui charme la belle demoiselle mais que nenni. Lord Carlston est un personnage plus que crédible, et le duo qu’il forme avec Helen l’est tout autant sans jamais rentrer dans des cliché « d’attrape-minettes » comme je les déteste.

Tout au long de l’histoire j’ai ressenti une réelle recherche de la part de l’auteur quant à la Régence. Je me suis prise d’un certain attrait pour l’époque que je ne connais pas beaucoup grâce à ses descriptions pertinentes. Lady Helen est le genre de livre pendant lequel on apprend beaucoup de choses du point de vue historique. Les références et les grands personnages sont présents, tel que Napoléon par exemple. A la fin du livre l’auteur avoue s’être permise quelques fantaisies mais sans plus. Rien de gênant, je ne l’aurais certainement pas su en tout cas! Mode, politique, mœurs, règles de bienséances… On en apprend sur tous les plans, jusqu’à s’en sentir transporté dans l’intrigue, en plein 1812…

Je ne dirais pas que la lecture fut aisée tout du long car j’ai croisé quelques longueurs et j’ai parfois eu l’impression de ne pas avancer. Le début est peut-être un peu long mais la complexité de l’époque et des personnages le justifient. Une fois posée l’histoire est riche en rebondissements surtout à la fin, et la romance naissante entre les deux personnages principaux m’a tenue en haleine.

Lady Helen, le club des mauvais jours est le premier tome d’une trilogie annoncée par l’auteur, dont le deuxième s’intitulera The Dark Days Pact et dont la couverture américaine sera révélée la semaine prochaine! En attendant, sur son site l’auteur annonce la sortie de ce deuxième livre pour janvier aux USA! Il n’y a plus qu’à prendre son mal en patience. Je note ce livre 16/20 pour son originalité dans le mélange des genres, les superbes découvertes que j’ai faites au fil des pages et l’intrigue plus que prenante.

« Il est parfois impossible de choisir pour le mieux. Il faut simplement choisir. »

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5 thoughts on “Lady Helen, le club des mauvais jours d’Alison Goodman”

    1. Absolument pas, la romance n’est d’ailleurs pas très présente si ce n’est vers la fin. Disons que c’est très sous-jacent ! C’est aussi pour cela que j’ai apprécié, on ne tombe pas dans les clichés.

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