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Classiques, Mes chroniques littéraires

Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

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Lewis Carroll

Editions Pocket

On connait tous, j’imagine, l’histoire d’Alice au pays des merveilles, avec ses amis le chapeliers fou, le chat de Cheshire et le fameux lapin blanc avec laquelle Disney nous a bercé. J’ai eu cette subite envie de découvrir et de comprendre les contes de mon enfance dans leur version originale. Ainsi, j’ai débuté par Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.

Résumé:

Alice s’ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre (« sans images, ni dialogues ») tandis qu’elle ne fait rien. « À quoi bon un livre sans images, ni dialogues ? », se demande Alice. Mais voilà qu’un lapin blanc aux yeux roses vêtu d’une redingote avec une montre à gousset à y ranger passe près d’elle en courant. Cela ne l’étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu’elle le voit sortir une montre de sa poche et s’écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l’emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe à l’absurde et au bizarre…

Lewis Carroll a inventé cette histoire alors qu’il faisait une promenade en barque accompagné des trois filles du directeur de l’école dans laquelle il enseignait les mathématiques. Dés les première pages de mon livre j’ai apprécié avoir quelques lignes sur l’auteur afin de le découvrir, moi qui ne savait rien de lui. Ainsi j’ai su faire le lien entre certains passages de son histoire et ce qui semblait être sa personnalité.

Je ne conseil pas cette lecture aux gens qui aiment les choses terre à terre! Alice est une histoire bercée dans l’absurde, j’ai moi-même eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et à ne pas décrocher car certains dialogues n’avaient aucun sens à mes yeux, ce qui est une chose totalement voulue par l’auteur puisqu’il semble que ce soit l’essence même de l’histoire. Néanmoins, on y trouve beaucoup d’humour. Lewis Carroll n’a pas eu froid aux yeux et n’a pas hésité à tourné pas mal de choses de son époque en dérision, j’ai su déceler beaucoup de messages entre les lignes de ce livre.

Alice est une personnage auquel je ne me suis pas vraiment attachée, trop naïve à mon goût même s’il ne s’agit que d’une petite fille. J’avoue que j’ai eu du mal à terminer ce livre bien qu’il ne soit pas très épais. Pas de coup de cœur pour ce classique non, il faut dire que je n’avais pas spécialement aimé l’adaptation de Disney non plus! J’ai tout de même hâte de lire les autres œuvres originales  de ces contes que tout le monde connaît! Je note ce livre 11/20.

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Classiques, Mes chroniques littéraires

Une vie de Guy de Maupassant

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Guy de Maupassant

Editions Folio Classique

« La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais, qu’on croit. »

Afin d’assouvir mon envie de lire des classiques, j’ai jeté mon dévolue sur Une vie qui m’a été prêté. J’ai déjà lu ce livre il y a quelques années dans le cadre de mes études et je me souviens l’avoir apprécié (ce qui sans se mentir est plutôt rare concernant les livres que j’ai lus à l’école).

Résumé (par mes soins):

Une vie est le premier roman de Guy de Maupassant. Il a été publié en 1883, tout d’abord sous forme de feuilleton puis en livre. Ce roman relate la vie de Jeanne, jeune fille de l’aristocratie française de 17 ans, sensible et pleine de douces illusions. Jeanne ne rêve que d’une chose depuis toujours, trouver le grand amour, le vrai, et fonder avec lui une famille. Au sortir du couvent elle rencontre un homme, Julien De Lamare avec qui elle se mariera très vite. Mais Jeanne va rapidement être rattrapée par la dure réalité et aller de désillusions en désillusions.

Dès le début du récit, le personnage de Jeanne est figé. Une jeune fille rêveuse, bercée par des illusions, presque niaise même. Elle sort d’un couvent où elle a laissé libre cours à son imagination quant à sa vie future durant des années, l’idéalisant au plus haut point. Alors, quand vient le moment de commencer sa « vraie vie », la jeune fille trépigne d’impatience et ne rêve que d’amour et d’aventures. Jeanne en tout point peut agacer le lecteur dès le début du roman, ce fut même mon cas. On a vite une irrépressible envie de la secouer en lui disant « réveille-toi ma grande! ». Pourtant, il faut prendre en compte le contexte de l’époque dans lequel elle se trouve, c’est-à-dire les mœurs et la condition féminine et on comprend vite en les comparant avec notre époque le comportement de Jeanne. Finalement, ayant remis les choses dans leur contexte, Jeanne a fini par m’attendrir, voire me toucher. Son mari Julien, en revanche, ne m’a fait ni chaud ni froid. Il ne m’a pas spécialement énervée (bon quand même un peu) et encore moins attendri. Le fait que Maupassant en ai fait un personnage a priori peu sensible et engagé fait que le lecteur le ressent et ne parvient pas à ressentir grand chose vis-à-vis de lui. Il est distant avec Jeanne et j’ai donc ressenti qu’il était distant dans le roman en général. Néanmoins, il est l’un des piliers de la vie de la jeune femme et par la même occasion dans le roman.

« (…) et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s’apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu’à l’âme, jusqu’au fond des pensées, qu’elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie. »

J’ai beaucoup aimé les personnages de « petit père  » et « petite mère », les parents de la protagoniste. Des gens dont la personnalité en a fait des personnages attachants, ceux qui m’ont le plus touché personnellement.

l’auteur ai su décrire les sensations de Jeanne avec tact et justesse. Ses questionnements, ses doutes, ses craintes m’ont eu l’air justifiées et bien décrite pour une jeune femme de sa condition. On peut sentir  quelques touches d’humour et d’ironie quant à la description de certaines scènes et de certains personnages qui sont très appréciables et rajoute de la vitalité au récit. Maupassant a une plume très agréable, l’histoire est tout à fait accessible par tous, pas de tournures de phrases saugrenues et complexes. Néanmoins, j’ai trouvé pas mal de longueurs quant aux descriptions, des paysages notamment. Une belle poésie traverse l’écriture de l’auteur, mais parfois lassante…

Une vie est un roman qui sait vous montrer en quelques pages à quel point une existence entière est vite tracée et vite terminée. Maupassant sait faire passer des années et des années en presque seulement 300 pages, sans pour autant qu’on ai l’impression de prendre le TGV. Le roman est teinté de pessimisme, ce qui est fidèle à l’époque. Ce n’est pas une lecture joyeuse qui vous mettra du baume au cœur, mais l’auteur a su me tenir en haleine tout au long de la vie de Jeanne. J’ai beaucoup aimé cette lecture et pourtant je m’y plongeais avec un peu d’appréhensions, moi qui n’ai pas l’habitude de lire des classiques. Pourtant aujourd’hui j’ai même envie de lire quelques romans historiques de cette époque qu’est le 19ème siècle. Je pense que ma prochaine lecture de classique sera le fameux Orgueil et Préjugés de Jane Austen dont j’ai tant entendu parler. Je note ce livre 15/20.

« On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts. »

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